Eco Conception

Produire sans détruire

560 kg de déchets solides sont produits par an et par personne dans les pays industrialisés, soit 3 fois plus qu’en 1984

Depuis plusieurs décennies, la société de consommation a fait de la rentabilité son credo : il faut produire et consommer toujours plus, au moindre prix.

Une tendance qui conduit à la surexploitation des ressources naturelles, à l’aggravation de la pollution de l’air et de l’eau, à l’extinction d’espèces animales et végétales et à la prolifération des déchets.

Pour sortir de cet engrenage, il devient urgent de "produire mieux avec moins" : répondre aux besoins de la population mondiale en termes de biens et services tout en limitant les déchets et en évitant gaspillage et pollution.

La démarche est aujourd’hui adoptée par les entreprises, qui inscrivent le développement durable au coeur de leurs stratégies.

Elle est également entrée en politique. En 2000, à Malmö (Suède), les gouvernements du monde entier ont lancé un appel pour promouvoir des modes de production et de consommation durables, "pour améliorer les produits et services finis tout en diminuant les impacts sur l’environnement et la santé ".

Ouvrir l’ère de l’éco-conception, en somme.

Impacts

Tout bien de consommation, même "écologique", a des répercussions négatives sur l’environnement.

Sa fabrication nécessite des matières premières, de l’énergie, de l’eau...

Il doit ensuite être emballé et transporté pour être utilisé puis finir à l’état de déchet. L’éco-conception permet de minimiser ces impacts durant l’ensemble du cycle de vie du produit, tout en maintenant ses performances lors de son utilisation. www.howproductsimpact.net *

QUELQUES IMPACTS MINIMISÉS GRÂCE À UNE DÉMARCHE D’ÉCO-CONCEPTION :

1re étape : la matière. La fabrication d’un produit implique l’exploitation de matières premières : l’extraction et le façonnage des matériaux le constituant requièrent des ressources naturelles, consomment de l’énergie et s’avèrent polluants. Pistes d’amélioration : réduire les quantités, choisir les matériaux les mieux adaptés, transformer les déchets en matières premières, privilégier celles qui sont renouvelables, ainsi que les pièces réalisées à partir d’un matériau unique.

2e étape : la production. L’étape de la fabrication consomme en règle générale beaucoup d’énergie, de par les opérations lourdes qu’elle implique. Pistes d’amélioration : optimiser les processus de production en les allégeant, utiliser des montages qui permettent une séparation facile des différentes pièces pour la réparation ou le recyclage.

3e étape : l’emballage. Bouteilles, cartons, Top UK Casinos canettes et autres conditionnements représentent actuellement plus de la moitié du volume total des déchets ménagers au online casino sein des pays développés. Pistes d’amélioration : concentrer le produit, réduire la quantité et le volume des emballages pour réaliser des économies en chaîne (de la fabrication à ? Dans un e- casino francais , vous trouverez le casino dgfev online casino choix d'obtenir une formation et vous est aussi allez prendre plaisir a l'avantage d'obtenir un bonus d'inscription pour se joindre a un site Web. l’élimination des déchets).

4e étape : le transport. Délocalisation de la main d’oeuvre, quête du bas prix et libéralisation des marchés obligent, les produits parcourent des milliers de kilomètres avant d’être commercialisés. Pistes d’amélioration : sélectionner le lieu de production des matériaux en fonction de leur destination A few polls and reports out this week suggest that the law is at least playing a role in helping to increase the number of people with health affordable-health.info in this country. finale, utiliser transports combinés et carburants alternatifs, optimiser les chargements.

5e étape : l’utilisation. L’emploi des produits, le fonctionnement des appareils et leur entretien nécessitent plus ou moins d’énergie, d’eau, etc. Généralement conçus pour être souvent casino online casino canada renouvelés, ils sont de plus en plus fragiles et difficilement réparables, occasionnant gaspillage et multiplication des déchets. Pistes d’amélioration : concevoir des produits fonctionnels, économisant l’énergie ou autonomes, faciles à entretenir, réparables, durables et sûrs.

6e étape : fin de vie et valorisation. Une fois usés ou abîmés, les produits sont plus ou moins facilement valorisables ou recyclables. Leur grand nombre de pièces, ainsi que les alliages ou autres mélanges de matériaux qui les constituent en rendent le démontage et le retraitement complexe et coûteux. Pistes d’amélioration casino : développer produits et composants réutilisables ou facilement recyclables.

Bonnes pratiques à encourager

Système "produit-service"

Un nouveau mode de commercialisation commence à se développer : au lieu de produire des biens et de les vendre ensuite, l’entreprise mettant en oeuvre l’approche "produit-service" se fonde sur les besoins des clients pour innover sur son offre. Les solutions envisagées sont donc plus adaptées et s’appuient sur la notion de partage du produit. Ainsi, en plus des actions classiques de vente d’un appareil, une société peut développer un service de location ou vendre des prestations.

En répondant aux attentes des clients et en optimisant l’utilisation des biens, le système "produit-service" réduit globalement les impacts sur l’environnement.

Zéro émission

Réseau de scientifiques, d’éducateurs et de chefs d’entreprises, la fondation ZERI (Zero Emission Research Initiative) vise à répondre aux besoins humains en valorisant les déchets existants et sans en produire de nouveaux (liquides, gazeux ou solides).

Parmi les projets : faire pousser des champignons sur des débris de caféiers ou sur des surplus de grains issus des brasseries, pour nourrir les animaux ; convertir une ancienne cimenterie en une énorme machine à compost...

Matériaux écologiques

De nouveaux matériaux voient le jour, faisant appel à des ressources naturelles renouvelables.

Principalement d’origine végétale, leur composition les rend biodégradables et ils peuvent être incinérés sans problème. Ainsi, les plastiques conçus à base d’amidon de pomme de terre, de maïs, de blé ou de seigle évitent l’épuisement des ressources non renouvelables et dynamisent la filière agricole avec de nouveaux débouchés.

Ces matières doivent cependant faire l’objet d’une analyse quantitative sérieuse (eau, énergie, produits nécessaires à la fabrication, collecte de fin de vie...) suivant leur usage afin de garantir une véritable amélioration environnementale.

LES DIFFÉRENTES STRATÉGIES D’ÉCO-PRODUCTION

  • L’approche produit vise à rendre les biens ou services existants plus économiques, plus efficaces et moins nocifs pour l’environnement, ainsi qu’à améliorer le service après-vente, la collecte et le traitement en fin de vie.
  • L’approche résultat cherche à obtenir les mêmes effets de manière différente ; par exemple en commercialisant non plus le produit même, mais son utilisation (location).
  • L’approche besoin étudie les besoins et exigences du consommateur auxquels le bien ou le service doit répondre et cherche le moyen de les satisfaire soit par le bien, soit par le service, ou par les deux.